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Thème : Littérature
Petite poucette, la génération mutante
Philosophe et historien des sciences, Michel Serres réclame l’indulgence pour les jeunes, obligés de tout réinventer dans une société bouleversée par les nouvelles technologies.
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Banquet de Platon – 11 Janvier 2013
Dans le cadre de Marseille Capitale Européenne de la culture en 2013, le festival OFF convie les marseillais à une cérémonie d’inauguration : le Banquet de Platon.
Pour la description de cette soirée, je laisse la parole aux organisateurs :
« C’est [donc] à une célébration du bon, du beau et de l’intelligence que le OFF souhaite consacrer son premier évènement en 2013. Mais point ici de colloques interminables, d’exposition conceptuelle ou de lecture publique. Le OFF de MARSEILLE2013 veut revenir aux traditions grecques : la philosophie n’est pas une affaire d’universitaire ou d’érudit. La philosophie grecque se pratiquait dans la rue, sur les marchés, dans les banquets. Voilà pourquoi le OFF souhaite organiser une manifestation avant tout festive, gustative et originale. Le banquet de Platon constituera la cérémonie d’ouverture du OFF de MARSEILLE 2013. Rudy RICCIOTTI, Gérard TRAQUANDI, Julien BLAINE, Michel BASLY, Jean-Jacques SURIAN, IMOTHEP, Philippe CARRESE, Serge ASSIER, Bernard PLOSSU se lanceront, chacun leur tour dans l’éloge [ou non] de Marseille. »
J’ajoute que les discours des parrains de ce festival seront lus par l’incontournable, la magnifique, brillante, éclatante et somptueuse Zaza Jeanmeure, crieuse publique.
En avant-première voici un de ces textes (dans son jus) que je confie à votre discrétion … en attendant ce soir : → lire la suite
Les premiers jours du reste de notre vie
Article tiré de l’excellente revue Clés
Se renouveler sans cesse
Par Marc de Smedt
Et si chaque geste que nous faisions était le dernier de notre vie ? Quelques deuils récents, dont ceux de David Servan-Schreiber et Arnaud Desjardins (que l’on meure de longue maladie ou de façon accidentelle, le choc de l’absence est toujours aussi fort), m’ont fait méditer sur notre propre façon de vivre : sommes-nous assez conscients que tout peut s’arrêter d’un coup, au moment où l’on s’y attend le moins ?
Loin d’être désespérante, cette pensée devrait nous amener à nous forger une philosophie de l’existence basée sur la lucidité de l’instant qui passe et sur le bonheur de le vivre. Chacun porte son propre labyrinthe intérieur, engagé dans une foule d’activités plus ou moins voulues, dont le déferlement nous abrutit souvent plus qu’il ne nous éveille – cette période de rentrée le prouve amplement.
Alors réagissons. Dès le petit matin, mettons le cap sur la gratitude : je me réveille angoissé par ce que j’ai à faire ? Eh bien, je respire un bon coup, content de pouvoir le faire, et remercie ce nouveau jour qui m’est donné… pour la première fois de mon existence, par définition ! Ai-je le corps perclus de lourdeurs, voire de douleurs diffuses ? Je ne m’enferme pas dans mon armure caractérielle mais secoue tout cela en faisant quelques exercices de gym, du jogging, du tai-chi, ce qui me fait du bien. Les habitudes du quotidien me pèsent, toujours les mêmes choses à accomplir, les mêmes têtes, les mêmes petites histoires, les tâches sempiternelles dans leur ronde lassante ? Je métamorphose tout cela en m’intéressant aux gens et aux faits, en essayant de faire progresser les situations et les mentalités.
Mère Teresa disait : « Ne laissez personne venir à vous et repartir sans être plus heureux ! » Au lieu de nous engluer dans les racontars, essayons donc de nourrir des conversations qui vont plus loin en approfondissant notre écoute et en proférant des mots bienveillants. Et trouvons du plaisir et de la nouveauté dans la moindre de nos activités, que cela soit en appuyant sur un bouton électrique ou en regardant le ciel ou un visage. Au lieu de faire la tête, sourire. Au lieu de voir les choses en noir, les colorier. Au lieu de se perdre dans ses pensées en boucle, entrer dans la pleine présence. Au lieu de se laisser déborder par des courriels, faire le ménage et ne pas hésiter à nous aérer souvent pour reprendre souffle, au sens propre comme au figuré. Et si chaque geste que nous faisions était en fait le premier de notre vie ?
Manger, penser…et mourir
Le dernier « philosophie magazine » (une des meilleures revues françaises depuis sa parution) offre un très bel article dans son dernier numéro (n° 50, « je suis ce que je mange ») sur l’opposition entre la cuisine francaise et japonaise. Deux références en la matière, l’une additionne et l’autre soustrait. Alors pour tous ceux qui s’intéressent à la gastronomie, cet article est vivement conseillé.
« joie de vivre », « bienveillance » et « grandeur d’esprit »: trois qualités fondamentales du cuisinier pour Dôgen (1200-1253)…à méditer.


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