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Thème : Culinaire
Patrick Roger
Après trois années de voeux chocolatés, visite privilégiée des ateliers de Patrick Roger
Plus qu’une collaboration, une vraie rencontre…
Merci Patrick !
ArchitectureArtCinémaCulinaireDesignExpositionFriendsLittératureModeMusiquePhotographieTechnologieVoyage
Banquet de Platon – 11 Janvier 2013
Dans le cadre de Marseille Capitale Européenne de la culture en 2013, le festival OFF convie les marseillais à une cérémonie d’inauguration : le Banquet de Platon.
Pour la description de cette soirée, je laisse la parole aux organisateurs :
« C’est [donc] à une célébration du bon, du beau et de l’intelligence que le OFF souhaite consacrer son premier évènement en 2013. Mais point ici de colloques interminables, d’exposition conceptuelle ou de lecture publique. Le OFF de MARSEILLE2013 veut revenir aux traditions grecques : la philosophie n’est pas une affaire d’universitaire ou d’érudit. La philosophie grecque se pratiquait dans la rue, sur les marchés, dans les banquets. Voilà pourquoi le OFF souhaite organiser une manifestation avant tout festive, gustative et originale. Le banquet de Platon constituera la cérémonie d’ouverture du OFF de MARSEILLE 2013. Rudy RICCIOTTI, Gérard TRAQUANDI, Julien BLAINE, Michel BASLY, Jean-Jacques SURIAN, IMOTHEP, Philippe CARRESE, Serge ASSIER, Bernard PLOSSU se lanceront, chacun leur tour dans l’éloge [ou non] de Marseille. »
J’ajoute que les discours des parrains de ce festival seront lus par l’incontournable, la magnifique, brillante, éclatante et somptueuse Zaza Jeanmeure, crieuse publique.
En avant-première voici un de ces textes (dans son jus) que je confie à votre discrétion … en attendant ce soir : → lire la suite
Sola
Une belle adresse pour les gourmets dans une petite rue du Ve arrondissement. Ce chef japonais officie avec talent et intelligence.
Pour le plaisir des sens…
Bonne Résolution !
C’est le mois du millefeuilles !
Du 10 septembre au 7 octobre 2012, un événement certes marketing, mais aussi la meilleure excuse pour succomber à ce gâteau magnifique !
Quelques bons souvenirs de millefeuilles (versions classique vanillée) ; liste non exhaustive qui attend d’être complétée :
- Restaurant Le Violon d’Ingres, Paris 07, Christian Constant
- Pâtisserie Dominique Saibron, Paris 14
- Restaurant Le Coquillage, Cancale, Olivier Rollinger
- Boulangerie Monge, Paris 05
Profitons-en avant que la saison du Saint-Honoré ne commence !
Lao Lane Xang
Sans doute le meilleur restaurant d’Asie du sud-est de Paris. D’une fraîcheur irréprochable et d’une constance remarquable, Lao Lane Xang propose une cuisine délicieuse dans un cadre confortable et lumineux au service redoutablement efficace.
Absolument tout est bon!
La douceur des prix est une raison de plus pour y aller.
Cobéa
Pour ceux qui veulent se dégourdir les papilles, allez chez Cobéa. Ce restaurant offre une cuisine contemporaine et créative. Dans un cadre confortable, où la lumière et l’acoustique n’ont pas été ignorées, le chef propose des plats vifs, aux saveurs marquées et d’une belle élégance. On retrouve néanmoins un style qui marquera sans doute cette décennie et qui commence à être un peu récurrent. A savoir un menu gastronomique décliné en petits plats, très graphique mais souvent sur les mêmes codes, des poudres, des graines, des condiments…comme l’émulsion était de rigueur dans les années 2000. On aimerait s’attarder sur une saveur, une texture, mais trop tard, c’est avalé et bientôt le tableau suivant nous est présenté.
Fraichement étoilée, adresse fortement recommandable et encore abordable.
Où en est le ventre de l’architecte?
Depuis la dernière fois (voir précédent article), le fameux restaurant de la Citée Radieuse est-il toujours aussi réjouissant et appétissant?
Sur le plan visuel, le chef reste sur sa lignée raffinée et propose des assiettes graphiques, précieuses, à l’image de tableaux abstraits. Les compositions colorées se succèdent dans une cadence un peu frénétique mais bon, au moins on ne s’endort pas entre les plats.
Les différents éléments qui constituent un plat se juxtaposent, se superposent et s’agglomèrent laissant place au fond de l’assiette, qui prend visuellement une importance non négligeable. Sur le plan visuel, c’est assez malin.
Sur le plan gustatif, se vide devient peu à peu encombrant. Le choix des produits, leur qualité, et leur association ne sont pas contestés. En revanche, les proportions des plats frisent le minimalisme, voire la dînette. Et c’est le problème de cette formule qui se situe entre le repas traditionnel (entrée, plat, dessert) et la valse des minis plats des menus dits « gastronomiques ». Mais peu importe la formule, l’important est de considérer avec justesse ce qui nous rassasie sans nous étouffer. Ici, notre appétit ne sait pas bien à quoi s’en tenir. Il est un peu frustré, il faut bien l’avouer. D’autant que la trop grande similitude des textures d’un plat à l’autre (beaucoup d’éléments mous, poissons, poudres, graines, gelées, fleurs, herbes, glaces, émulsions, jus…) réduit paradoxalement notre champs gustatif et nous contraint à désirer ardemment un morceau de viande, de légume, de fromage qui soit de taille, comment dire… respectable!
Bref, de la mâche! Des textures de produits qui offrent le croquant, la souplesse, la rugosité, la fermeté de chairs (animales ou végétales) très chères à nos papilles.
Cela dit, il faut reconnaître qu’il y a beaucoup de travail dans ces assiettes. Et plutôt inspiré, enlevé et intelligent que laborieux et pompeux.
L’adresse, avec sa vue splendide divinement cadrée par Corbu, est toujours un lieu d’enchantement.
Le ventre de l’architecte
C’est à Marseille, c’est dans la citée encore radieuse de Le Corbusier, c’est dans le restaurant d’étage qui domine la ville, c’est dans le « ventre de l’architecte » (judicieuse enseigne), c’est là qu’officie un jeune chef bourré de talent. Dans une cuisine minuscule (mais au nombre d’or!) et accompagné d’une jeune brigade, Alexandre Mazzia offre une cuisine sensible, inventive, intelligente, gouteuse, graphique, et surtout: cohérente. Une grande maturité dans l’harmonie des plats qui s’enchainent, dans la déclinaison des saveurs, dans le style. Un style déjà très personnel, qui s’appuie sur une grande technicité, très ancré sur des produits locaux et de saison, mais aussi tourné avec parcimonie sur des parfums lointains.
Par petites touches, tel un peintre, Alexandre Mazzia ponctue sa cuisine de couleurs, de croquant, d’onctuosité, d’air, d’épaisseur, d’amertume, de rondeur.
Dans une belle légèreté, la musique sonne juste. Plutôt sonate que grosse symphonie.
Pour tous ceux qui passent par là, essayez les yeux fermés, surtout que les prix ont encore la douceur des plats.
Manger, penser…et mourir
Le dernier « philosophie magazine » (une des meilleures revues françaises depuis sa parution) offre un très bel article dans son dernier numéro (n° 50, « je suis ce que je mange ») sur l’opposition entre la cuisine francaise et japonaise. Deux références en la matière, l’une additionne et l’autre soustrait. Alors pour tous ceux qui s’intéressent à la gastronomie, cet article est vivement conseillé.
« joie de vivre », « bienveillance » et « grandeur d’esprit »: trois qualités fondamentales du cuisinier pour Dôgen (1200-1253)…à méditer.


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