D’abord une voix. Parfaitement posée. Claire, douce et parfois rocailleuse. Sharon Van Etten se place parmi les grandes songwriteuses du rock américain. Un rock comme on aimerait entendre plus souvent. Sorti tout droit des tripes de cette artiste et d’une grande netteté. Des chansons contrastées qui oscillent entre ballade d’une profonde douceur au rythme d’accords simples et délicats (« give out », « Ask ») et des riffs arrachés plus cinglants, plus directs, qui font tout de suite mouche (« serpents »). La voix de Sharon Van Etten trouve aussi toute son ampleur et sa maitrise sur des morceau plus calme et classique (« Kevin’s »). Grâce, fraîcheur, gravité et rage contenue, ponctuent cet album où l’on revient irrésistiblement chercher le morceau qui correspond à nos humeurs. Brève apparition du chanteur de Beirut venant apporter son cœur (« We are fine »). Belle production signée par l’un des jumeaux de The National, dont on reconnaît bien une certaine forme d’efficacité.


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