Born to die. Tout est dit. Un titre d’album qui pose d’emblée l’ambivalence de l’univers de Lara Del Rey où tout les ingrédients de Twin Peaks (David Lynch, faut-il le préciser?) semblent réunis. Des frimousses innocentes et indécentes, des paysages grandioses sublimés par une lumière éclatante et l’intérieur des gens plus sombre, voire glauque.
Chez Lana Del Rey, c’est bien sûr le physique, mais aussi les textes et la façon à la fois grave et détachée de les fredonner, qui rappellent l’atmosphère étrange de la série culte. Un vieux micro métallique caressé par les mains blanches d’une pin-up 50′s de cabaret aux rideaux velours carmin. Lana semble tout droit sortie du casting.
Elle parvient à s’approprier ces multiples références en s’imposant d’une voix de velours (très) sensuelle qui va chercher sans cesse des octaves haut perchés, sur une ambiance trip hop. Des mélodies plutôt raffinées derrière l’apparente facilité de certains arrangements.
Une nouvelle icône est peut-être née. Reflet d’une époque où réalité et copie semblent indissociées, où légèreté et gravité se côtoient à chaque instant.
Mort de rire.
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